ete 2

"quand sort la recluse" : « - Trois morts, c'est exact, dit Danglard. Mais cela regarde les médecins, les épidémiologistes, les zoologues. Nous, en aucun cas. Ce n'est pas de notre compétence. 
- Ce qu'il serait bon de vérifier, dit Adamsberg. J'ai donc rendez-vous demain au Muséum d'Histoire naturelle. 
- Je ne veux pas y croire, je ne veux pas y croire. Revenez-nous, commissaire. Bon sang mais dans quelles brumes avez-vous perdu la vue ? 
- Je vois très bien dans les brumes, dit Adamsberg un peu sèchement, en posant ses deux mains à plat sur la table. Je vais donc être net. Je crois que ces trois hommes ont été assassinés. 
- Assassinés, répéta le commandant Danglard. Par l'araignée recluse ? »

Quand on ouvre un F. Vargas, on a toujours une appréhension, celle de savoir si le charme va toujours opérer aussi bien, aussi efficacement. Et bien, pour moi et pour cet opus, la réponse est oui ! On lit toujours aussi bien et toujours aussi avidement ce dernier épisode des aventures du commissaire Danglard. J'ai beaucoup aimé. YYYYY

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"parce que la vie ne suffit pas" : Après avoir essayé de terminer un roman, alors que ce qu’elle écrit le mieux ce sont des quatrièmes de couverture, format un peu court quand on veut devenir écrivain, Marie, 48 ans et quelques, décide d’arrêter d’écrire, persuadée que sa vie parfaite et néanmoins banale ne lui permet pas de le faire. Son mari lui offre un séjour en résidence d’auteurs à l’occasion de son non-anniversaire où elle accepte de se rendre, un peu comme un baroud d’honneur. Là-bas elle se trouve confrontée à tous ses démons : les autres stagiaires n’écrivent-ils pas mieux qu’elle, son histoire présente-t-elle un intérêt pour quelqu’un, écrire s’apprend-il et puis, à presque cinquante ans, a t-on encore le droit de changer de vie ? La rumeur qui court selon laquelle la résidence est un centre de désintoxication pour écrivains compulsifs ne l’aide pas davantage à mener son objectif à terme. Mais, parce que la vie ne suffit pas, heureusement qu’il reste ses rêves.

Je vous avais déjà parlé ici de ce livre, de son auteure. J'attendais avec impatience ce premier roman. Je l'ai ouvert avec avidité à son arrivée chez moi. D'abord déroutée par les choix de ponctuation, par ce rythme si particulier que cela confère à l'écriture, j'ai ensuite plongé dans l'histoire de Marie, de cette écrivain en mal d'écriture, de rythme justement. Pour un premier roman, c'est une vraie réussite et j'espère sincèrement que Nathalie poursuivra sa route d'écrivain encore longtemps. YYYYY

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"jeux de clés" : Capucine est la créatrice d'une marque de papeterie en plein essor, Sentimental Corner. Octave est conseiller en gastronomie française à travers le monde. Lors d'une joyeuse soirée chez des amis communs, tous les deux sont les grands perdants d'un jeu de société. Pour honorer le gage fixé par leurs hôtes, ils sont obligés de troquer les clés de leurs appartements parisiens. Alors qu'ils se connaissent à peine, ils vont dormir l'un chez l'autre.Que naîtra-t-il de cet échange imposé ? Dans leur entourage, Bertrand collectionne les éditions rares. Stéphanie élève seule son jeune fils. Sébastien se débat dans ses problèmes conjugaux. En pleine crise d'adolescence, Lucas ne se passionne que pour le cosmos et l'astrophysique. 

De D. Marny, j'avais adoré "les fous de lumière", "le roman de Jeanne", "à l'ombre des amandiers", alors lorsque j'ai rencontré l'auteure en décembre dernier lors d'un salon du livre, je me suis empressée d'en acheter un autre. Cet opus est sympathique, mais je n'ai pas été aussi emballée que par ceux précédemment cités. L'idée de départ est bonne, amusante, mais la suite est moins prenante. Bref, un livre qui se lit facilement, mais qui ne restera pas dans le top 10  de l'année. YYYYY

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"il est grand temps de rallumer les étoiles" : Anna, 37 ans, croule sous le travail et les relances des huissiers. Ses filles, elle ne fait que les croiser au petit déjeuner. Sa vie défile, et elle l’observe depuis la bulle dans laquelle elle s’est enfermée. À 17 ans, Chloé a des rêves plein la tête mais a choisi d’y renoncer pour aider sa mère. Elle cherche de l’affection auprès des garçons, mais cela ne dure jamais. Comme le carrosse de Cendrillon, ils se transforment après l’amour. Lily, du haut de ses 12 ans, n’aime pas trop les gens. Elle préfère son rat, à qui elle a donné le nom de son père, parce qu’il a quitté le navire. Le jour où elle apprend que ses filles vont mal, Anna prend une décision folle : elle les embarque pour un périple en camping-car, direction la Scandinavie. Si on ne peut revenir en arrière, on peut choisir un autre chemin.

J'attendais presque avec impatience ce dernier livre de V. Grimaldi. Et malheureusement, comme souvent quand on attend trop quelque chose, on est déçu. Je l'ai été par ce dernier livre de V. Grimaldi, et je dois dire que je suis triste d'être déçue, triste pour l'auteure en fait. Trop de "faux parler jeune", trop de recherche de la phrase qu'il faudra retenir, trop de volonté d'humour, pour moi, ça a fait "plouf" ... bref, je suis allée au bout mais je n'ai pas pris de plaisir à lire ce bouquin. Dommage. YYYYY

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Voilà pour cette fois. A bientôt sans doute pour quelques lectures d'été, dont ceux-ci, déjà terminés aussi : 

 

finis